North Territorial - Derives review



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derives.net - review (Belgium):
"Obscur, mais gÈnial quatuor de la scËne space-rock shoegazer du Michigan, Auburn Lull revient en 2002 sur les devants de la scËne comme jamais. Leur premier album, ´ Alone I admire ª, sorti ‡ líorigine sur un petit label de leur Ètat, bÈnÈficie aujourdíhui díune rÈÈdition sur Darla.

Un second album, produit par Andrew Prinz, tÍte pensante de Mahogahy, est en cours de rÈalisation et devrait sortir dans les mois qui viennent, toujours sur Darla. Ce dernier síoccupe Ègalement de la rÈalisation graphique díAuburn Lull comme de cette magnifique pochette ici prÈsente. En guise díapÈritif, voici donc ce 7í, sorti sur líexcellent et dÈfricheur label belge Zeal Records.

Auburn Lull est au meilleur de sa forme : du premier au dernier son, on baigne en pleine euphorie onirique, plongÈe aÈrienne et vaste au-dessus díune vallÈe verte et vaporeuse pour ces deux soundscapes pastoraux et leur songwriting ‡ la mÈlancolie lÈgËre et ÈthÈrÈe.

On ne peut pas ne pas citer Slowdive, Windy & Carl ou les Cocteau Twins comme influences Èvidentes, mais Auburn Lull gagne ses propres gallons, Ègalant et devanÁant aisÈment ses mythes pour ne plus devoir en rÈpondre quí‡ lui-mÍme.

´ North Territorial ª est imparable, cette minute de gr‚ce translucide et vaporeuse. Une boÓte ‡ rythme ponctue au mÈtronome ralenti des nappes synthÈtiques et guitaristiques shoegaze. On glisse comme dans un halo, des nuages croisent trËs haut dans le ciel, tirant vers le pourpre díun soleil couchant. Le chant, derriËre la rÈverbí et dans líÈloignement, síentrouvre dans une intimitÈ accrue. Sept minutes idylliques et hypnotiques. Cíest cela une des forces díAuburn Lull, que líon retrouve aussi chez leur compatriote Chuzzlewit, cette faÁon de suspendre le temps et de faire comme si plus rien díautre níexistait ‡ part leur musique.

Un chant fÈminin habite ´ North Territorial ª et y serpente comme un ruisseau au fond de la vallÈe o? le ciel miroite. Lui rÈpond une voix masculine plutÙt du domaine des airs, comme un grand oiseau qui plane en apesanteur.

La seconde face, ´ Van Der Graf ª dÈbute sur un mode plus ambient, un rythme en battements de cúur transperce díune couche de sonoritÈs constituant une forme de drone superbe et gracile. Les guitares transformÈes en nappes ‡ travers les effets ressemblent ‡ des voix díanges. On ne touche pas le sol, cinq minutes durant.

Grand single, Auburn Lull est un groupe bÈni. Emparez-vous de ce disque pendant quíil en est encore temps, Zeal Records ayant tendance ‡ se limiter ‡ cinq cent exemplaires."
Didier Goudeseune 07 Feb 05